En l’an mille, Montfort était une possession des seigneurs de Châteaurenard. Cette famille se manifesta par différentes actions, notamment :

- En 1028, elle donna au Prieuré de Correns(fondé après 1002, par la même famille), le marais de Pont Frac, situé en bordure de l’argens, près de Montfort

- En 1080, elle conclut un échange avec l’abbé de Montmajour, à propos du Prieuré des Spéluques, à l’Est de Montfort.

- En 1146, Guillaume III de Châteaurenard, l'un des grand seigneur de Provence, fit hommage de fidélité à Raimond II, comte de Provence.

Cette noble famille semble disparaître suite à la mort de Guillaume IV, en croisade.

C’est alors que commença le règne des Aragonais, lorsque la veuve de GuillaumeIV de Châteaurenard vendit la baronnie de Châteaurenard, avec les terres dépendantes, en 1170.

Le nouveau propriétaire fût donc Alphonse 1er d’Aragon, qui mourut en 1196, en laissant comme héritier son fils, Alphonse II d’Aragon, qui obtint alors les terres de Montfort.


En 1207, les terres Montfortaises furent cédées à l’Ordre du Temple, par Alphonse II d’Aragon.

Ce don comprit les terres de Montfort ainsi que les droits comtaux de justice, d’albergue, de cavalcades, etc.…

En 1213, les Templiers reçurent également les biens de Raimond de Cotignac, un seigneur voisin.

Les commandeurs de l’Ordre du Temple furent donc durant cette période, les seigneurs universels du village.


A noter qu’il est parfois difficile de distinguer le loup du renard. Des confusions arrivent alors. En particulier parce que si le renard est toujours de gueules (rouge)

{Le loup} Le loup en héraldique

Saisi de Borgondio à Montfort le 24 Janvier 1308

"L'inventaire nomme le Frère Borgondio parmi les chevaliers.
Ce Templier fut saisi à Montfort,
mais il devait faire partie de la maison de Brignole...."

(Extrait de Lebrun "Histoire de Brignoles", p144)

Une vue du chateau de Montfort sur Argens

1207 - Les Templiers de Montfort sur Argens




"A Montfort-sur-Argens, Les Templiers possédaient
un petit château, donné en 1207 par Alphonse d'Aragon,
il n'en subsiste que quelques caves. Le magnifique château que l'on voit aujourd'hui fut, en effet, rebâti par les Hospitaliers entre le 14e et le 16e."

(Extrait de l'ouvrage de Jean-Luc Aubardier et Michel Binet :
" Les Sites Templiers de France"
, Editions Ouest-France - 1995)

Réponse de M. Gérard Couette au sujet de Roncelin de Fos -

( Extrait d'une lettre de Monsieur Gérard Couette, à l'attention de Monsieur A.M. Mirault - Marseille le 30 mai 1969)

Cher Monsieur,

"J'ai été très heureux de vous lire et de sentir l'intérêt que Montfort à suscité en vous.
En tant que gardien du lieu croyer que j'y suis particulièrement sensible.

Sur le plan recherche je me suis également intéressé à Roncelin de Fos.
Nous savons qu'il fut le fils d'Amiel, Seigneur de Fos, d'Orgères et d'Hyères.
Sur cette dernière ville la famille de Fos eut des droits seignieuriaux dès 1094.
Le Temple y avait déja une maison fort active créée en 1156. Celle-ci devint commanderie en 1198.
Il semblerait qu'elle fut à l'origine de la donation de Montfort à l'Ordre par le Comte Ildefonse II en 1207.
Quant à Roncelin de Fos il fut commandeur de Tortose en Syrie en 1242.
En 1244 il devint Maître de Provence et le restera jusqu'en 1278.
Quelques actes du Grand Prieuré de Saint-Gilles ont souvenir de ces activité difficiles.
Le 3 mai 1260 il tint chapitre à Saint-Gilles. Le 2 février 1262 il est à Toulouse.
En 1267 il est à Acre où il est présent à un compromis entre le Grand Maître du Temple et celui de l'Hopital.
En 1278 il est dans le Rouergue. A la fin de cette année il quitte sa charge.

Mais en 1281 un autre Roncelin de Fos est reçu dans l'Ordre par Frère Guillaume de Beaulieu."

Jimmy Guieu - L'Ordre Vert et Montfort sur Argens



Extrait :

"C'est très probablement cela, abonda le châtelain. Il y a cinq ans, j'ai vécu le même phénomène et cette manifestation lumineuse me conduisit, au dernier étage du château, vers une cache de la cheminée où j'ai pu découvrir des documents templiers de la plus haute importance concernant le passé de Montfort et son grand maître secret : Roncelin de Fos." (p.132)

"A la faible lumière dispensée par la flammèche, ils descendirent les marches, taillées à même le roc sur lequel était assis le château de Montfort.
L'étroit escalier descendait en ligne droite; ils aboutirent à une immense crypte dont la voûte de roc culminait à près de quinze mètres au-desus de leurs têtes !" (p.134)

"Montfort fut, en effet, un haut-lieu de l'Ordre templier, mais nullement sur le plan de ses activités visibles. En 1281, par exemple, Roncelinus ou Roncelin de Fos franchit tous les degrés de l'initiation et devint le Grand Maître occulte du Temple...." (p.144)


la vie quotidienne des Templiers au XIII siècle





Analysant la Règle du Temple, en ses différentes versions et additions successives, puisant dans l'histoire de l'Ordre les exemples les plus significatifs, Georges Bordonove décrit, à travers la carrière d'un templier type, la vie quotidienne dans les commanderies d'Occident et d'Orient.

L'auteur montre quelles étaient les attributions des dignitaires et comment on les désignait, le mode d'élection du Maître, la réception d'un simple chevalier.

Il donne ainsi un schéma complet de l'organisation comme des activités templières : agricoles, bancaires, maritimes, religieuses et militaires. Au-delà des légendes, de l'hagiographie, de la calomnie, il trace un portrait en profondeur des templiers, à la fois exaltant et vigoureux, dans la période cruciale de leur histoire : ce XIIIe siècle qui vit la fin du royaume latin de Jérusalem et des Croisades, et leur propre déclin.

Ce n'est pas un plaidoyer en leur faveur mais une poursuite passionnée, passionnante, de ce que furent réellement ces Don Quichotte de la foi, acharnés à défendre l'honneur du Christ.

Chapelle Templière de BRAS - Merci Anne-Marie pour la photo

BAPHOMETICA - Quelques aperçus sur l'ésotérisme du Graal et de l'Ordre du Temple




Que le lecteur se rassure : il ne s'agit pas de l'énième essai d'interprétation du drame templier, vu l'énorme quantité d'ouvrages de qualité inégale, parus, même dernièrement, sur ce sujet.

Comme dans ses autres travaux, Alexandre de Dánann veut offrir au lecteur un certain nombre d'éléments peu connus, dont certains proviennent de cénacles réservés, puisant à des sources accréditées, et pour la plupart rares ou inédites, dans le but d'ouvrir de nouvelles perspectives de recherche.

Dans ce travail, entre autres, il est question de : l'Ordre du Temple en tant que manifestation extérieure de ce qu'on peut appeler l'Ordre du Graal ; la fraternité de caractère initiatique établie au cœur de l'Ordre du Temple sous la maîtrise de Robert de Craon ; Robert d'Arbrissel, fondateur de l'Ordre double de Fontevrault ; l'érotique mystique présente dans les chrétientés celtiques ; les monastères doubles, le syneisaktisme, les agapetæ ou subinductæ de l'Église primitive, les conhospitæ bretonnes, et la tradition du Graal ; la continuité de ces traditions dans l'ésotérisme chrétien : Marguerite Porète et le mouvement du Libre Esprit ; la mystérieuse histoire du Miroir des simples âmes ; les fraternités du Paraclet et de l'Estoile Internelle ; l'existence de "Tiers Ordres de filiation templière" ; le Graal en tant que Pierre philosophale : l'escarboucle rouge, emblème et coagulation du Sang Divin du Soleil céleste - Jésus-Christ ; le Rays d'Escarboucle, l'Abbaye de Saint-Victor de Paris et la coupe donnée par saint Bernard ; les "pierres de victoire" écossaises et galloises ; la coupe de Nant Eos, douée du pouvoir de guérir les flux de sang ; misogynie et contre-initiation : les chefs d'accusations contre l'Ordre du Temple ; la "barbe d'Aaron" ; l'Ordre de Saint Blaise et la Sainte Vierge ; le Baphomet d'après Fulcanelli, la H. B. of L., Hammer-Purgstall ; Sylvestre de Sacy, Guénon, Blochet, et d'autres encore ; Templiers et Ismaéliens : la persistance d'une tradition hermétique commune à des initiés chrétiens et musulmans ; le manichéisme dans l'Ordre du Temple.

L'auteur re-propose également trois textes anciens de grand intérêt :
le Mémoire sur deux coffrets gnostiques du Moyen Âge du Cabinet de M. le Duc de Blacas par Joseph von Hammer-Purgstall (1832) ;
la Monographie du Coffret de M. le Duc de Blacas par Prosper Mignard (1852), avec la Suite de la Monographie du Coffret de M. le Duc de Blacas ou preuves du Manichéisme dans l'Ordre du Temple (1853) ;
les trois textes ayant pour objet les coffrets en pierre sculptée de la collection du Duc de Blacas, seigneur provençal, dont un fut déterré en 1789 à Essarois (Côte-d'Or), à quatre lieues d'une commanderie templière ; les coffrets furent achetés ensuite par le British Museum.

Ces travaux contiennent des documents précieux non seulement sur les Templiers, mais aussi « sur le Mosaïsme, les basiliens, les gnostiques, les encratites, les ophites, les marcosiens, les manichéens, les Cathares, les pauliniens, les bogomiles, les assassins », comme écrivit Dorbon (n° 3094).

- 2005, pp. 312, nombreuses planches illustrant les fameux coffrets gnostiques. - 38€

Damien CARRAZ - L'Ordre du Temple dans la Basse Vallée du Rhône (1124-1312)


Extrait de l'introduction:


A quelques pas du Palais des Papes d'Avignon, se dresse une chapelle du dernier tiers du XIIIe siècle. Ce monument, longtemps oublié et en partie masqué par des constructions modernes, constitue pourtant l'une des premières manifestations du style gothique en Provence. Jadis rattaché à une commanderie du Temple, l'édifice reflète bien la place acquise par cet ordre dans la société provençale du Moyen Âge central : son emplacement au coeur de la ville, ses proportions un peu surdimensionnées par rapport à l'importance réelle de la communauté religieuse qu'elle abritait et ses caractères stylistiques novateurs marquent la puissance temporelle et les prétentions religieuses d'une institution, alors présente dans la région depuis un siècle et demi. L'existence de ce monument, qui m'a lancé sur la voie des ordres militaires, suggère que tout n'a pas encore été écrit sur les Templiers, même dans un cadre régional limité à la basse vallée du Rhône.

En France, les ordres militaires, notamment le Temple, ont en effet inspiré d'importantes monographies ces dernières années1. À en juger par certaines enquêtes universitaires en cours, cette tradition monographique continue d'être bien vivante2. Les travaux publiés jusqu'ici ont plutôt privilégié une approche économique de l'implantation des ordres militaires, en mettant l'accent sur la mise en valeur des terroirs, l'aspect matériel des maisons ou le personnel des commanderies. Ces choix, déterminés par l'importance des seigneuries rurales contrôlées par ces institutions, ont conduit à sous-estimer la présence urbaine des commanderies, qui ne fut pourtant en rien négligeable.

L'’histoire de la commanderie templière de Bras


Les Templiers s’installent à Bras au XIIe siècle suite à des dons consentis par la
famille seigneuriale, dont l’un des membres, Foulques de Bras, était frère de l'’Ordre, maître de la Maison de Bayles (située entre Aix-en-Provence et Bras) en 1170 puis Commandeur de Richerenches .
Dès lors, au  fil des donations et des achats, le domaine templier de Bras ne cesse de s’accroître.
En 1220 l’Ordre est déjà propriétaire de nombreuses terres dans la localité et
gère ses biens de Brue-Auriac, du Val, de Châ teauvert, de Brignoles, de St Maximin
et de La Roquebrussanne. Quinze ans plus tard, les Templiers deviennent co-seigneurs de Bras.